[Concours] SALE! #26 : Cléa Vincent (live!), Plaisir de France, Bajram Bili

Dernière à effectuer sa rentrée, mais toujours première à proposer un line-up surprenant, la Sale! est de retour ce vendredi 21 Octobre pour raviver vos sens et réchauffer vos corps engourdis par le froid.

Si vous ne vous trouverez pas dépaysés par la techno de Plaisir de France et Bajram Bili, qui sauront accompagner le résident Aubry, vous vous laisserez probablement charmer par la pop rétro mais rafraîchissante de Cléa Vincent, qui présentera en live son nouvel album Retiens Mon Désir. Un bordel encadré par 4 de nos drag queens préférées : Minima Gesté, Clémence Trü, Punani Jellinsky et Rose Van Dome – jamais trop sérieuses mais efficacement autoritaires.

Une 26ème édition chauviniste mais ouverte à tous au Batofar : résidence régulière du collectif choisie pour fêter les 3 ans d’une soirée qui n’a pas craché son dernier mot. L’occasion pour Stèv et Aubry de partager en 10 titres leurs meilleurs souvenirs.

Et puisque le clubbing est participatif, c’est à vous qu’on offre la possibilité d’entrer sans payer. 1 place à gagner pour 2 invités qui ne nous enverront pas de « musicalement » à concourstambours@gmail.com.


 PLAYLIST – 3 années Sale! en 10 titres

Crystal Waters – Gypsy Woman (She’s Homeless) – texte : Aubry

C’était bien, les Sale! à l’Acte 3. On mettait un néon, beaucoup de fumée, et ça suffisait à notre bonheur. Des gouttes de sueur tombaient du plafond, des mecs se mettaient à poil, le son saturait, on mixait sur ordi parce qu’il n’y avait pas de platine au début. C’était 100% débrouille, 100% cool. Je passais souvent ce son à l’époque, puis il a eu un gros retour, on l’entendait partout, je crois que je ne le supporte plus. M’enfin, ça reste ma madeleine de Proust de cette époque.

Daft Punk – Revolution 909 – texte : Stèv

C’était pas le premier maxi Zbeul qu’on foutait à l’Acte 3, notre première casa, mais c’est définitivement celui qui a créé la première grosse onde de MAXILOVE! Closing de la première année, pendant la fête de la musique, on avait foutu des bouées dehors pour que les gens puissent s’asseoir, la tireuse à bières dès 16h et tous les potos qui avaient joué durant l’année! À 20h, tout le monde était torché! Une vraie orgie à 100m du commissariat. Quand les flics sont passés, ils ont rien compris, ça a décuplé une sorte de high énergie libertaire : EPIQUE!

Liza Monet – Ave Maria – texte : Stèv

La soirée la plus hystérique de la Sale!, c’est sans aucun doute celle-là. Déjà le lancement avait suscité une certaine forme de folie polémique entre railleries gentillettes et adoration totale. Mais quand Liza a débarqué en bonne soeur sur la scène du Social Club pour finir en tenue légère et très sexy, nos cochons sont devenus complètement incontrôlables! On leur balançait des sucettes en forme de coeur dessus pendant que la belle rappait extrêmement SALE! Elle a mega assuré le show en pro totale pendant que la foule se montait dessus, et en plus c’est une des artistes les plus sympas qu’on ait reçu! Un pur souvenir de bonheur!

Truth Hurts – Addictive – texte : Aubry

Une des rares occasions où j’ai pu faire un mix hip-hop/r’n’b devant un public hyper réceptif. Je me souviens avoir passé ce tube un peu oublié mais qui fonctionne toujours. C’était bien, les gens étaient fous, ça sautait sur la scène, sans doute une de nos soirées les plus mémorables, mais peut être un peu trop intense à vivre de mon côté.

Brigitte Fontaine & Khan – Fine Mouche (DOP Remix) – texte : Stèv

C’est Aubry qui m’a fait découvrir ce morceau quand on a invité Brigitte Fontaine à faire un live! J’en suis tombé instantanément amoureux (du morceau, d’Aubry et de Brigitte). Ah, Brigitte! Un concert gros gros bordel comme on les aime avec Areski sur le plateau, c’était un rêve de gosse qui se réalisait. Pendant toute mon enfance, j’avais été bercé à leur performance, maintenant ils étaient sur notre scène. Les gens ont rien compris à ce qui se passait entre sa lecture et ses morceaux live, ça a été folklo mais par contre qu’est-ce qu’on s’est marrés!

The Dead Music Rose Company – Just a Bitter Love – texte : Aubry

Avec Jules on assurait le warm-up avant Brigitte Fontaine. Je me souviens qu’on avait mis les canapés contre les murs, ça donnait un côté salon au Social Club. Pendant qu’elle tombait allègrement des bouteilles de whisky hors de prix dans sa loge, on passait plein de disco. J’ai mis ce morceau, dont je suis irrésistiblement amoureux, juste avant qu’elle fasse son entrée sur scène. L’énergie qui s’est déployée sur le dancefloor après le break était merveilleuse à voir. Les gens dansaient, au ralenti, collés les uns aux autres. C’était si beau. Et cette soirée fut un grand summum de n’importe quoi.

Whirpool Productions – From Disco To Disco – texte : Stèv

C’est le genre de pari qui nous séduit: réunir deux légendes de la musique électronique 25 ans après la sortie de leur tube interplanétaire. Sachant que le lieu initial a fait son gros enculé en nous lâchant trois semaines avant, que les deux sont complètement barrés et que le nouveau lieu était aussi bâtard que le premier, on était tendu comme des strings… mais y’a rien à faire, les gens qui dansent et qui sont à fond, la musique qui unifie, c’est une sacrée drogue dont on ne peut se passer envers et contre tout – et dieu sait qu’on en a chié sur ce coup là!

Rex The Dog – Sickos – texte : Stèv

Un dimanche soir, veille de jour férié, on s’attendait à rien et là : BOOM! Une osmose d’amour incroyable. Le set de Rex The Dog a tout cassé et les cochons étaient dans une effervescence coquine incomparable. Le fumoir du Monseigneur se prêtait à un jeu très érotique, la piste était bouillante, le public s’est achevé sur une techno sèche et communiante. Y’avait du jeu et de la tension sexuelle dans tous les coins, ça sentait le cul et la séduction mais dans un esprit Bisounours. J’ai pas fait Woodstock mais pour moi ça s’apparente à la même atmosphère!

Tori Amos – Professional Widow (Armand Van Helden Remix) – texte : Stèv

Laura Leishman m’avait fait l’amour des oreilles dans tous les sens au 3 ans des Fils de Vénus au Social, je fantasmais de la booker pour la Sale! Il s’avère que, non seulement, c’est la meuf la plus cool que la terre ait jamais enfantée mais en plus son set a fait couler le Batofar dans un rêve absolu. C’est personnellement un de sets que j’ai le plus kiffé sur ces trois années de Sale! Il m’a scotché à la piste de danse, j’étais hypnotisé, un souvenir empreint dans mon coeur à jamais!

Tiger Stripes – Body Shake – texte : Aubry

Être résident La Sale!, c’est un bonheur : selon les soirées je peux me permettre de passer absolument ce que je veux tout en me sentant complétement légitime. C’est un vrai luxe. Je ne sais pas s’il y a beaucoup de soirées où un résident peut passer d’un mix de disco à un mix de hip-hop à un mix de house. Là, sur celle-ci, je me souviens que les DJs avaient envoyé du 130BPM très tôt dans la soirée. J’ai eu peur que ça ne prenne pas et en fait les gens sont rentrés dedans directement. Je devais faire le closing, alors je me suis dit que pour une fois je pouvais lâcher les chevaux. Ça a donné un set techno plutôt massif auquel j’avais tenté d’insuffler ce groove qui me fait tant vibrer. Après j’ai moins de mérite, la techno c’est quand même ce qu’il y a de plus facile à mixer.


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